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1800-1877

Henry Fox Talbot

[Wikipédia] William Henry Fox Talbot, né le 11 février 1800 à Melbury, dans le Dorset, et mort le 17 septembre 1877 à Lacock dans le Wiltshire, est un scientifique britannique devenu l’un des pionniers de la photographie. Il est à la fois mathématicien, physicien et philologue ; également intéressé par la botanique, la philosophie et l’archéologie, il pratique plusieurs langues.


Talbot commence à s'intéresser aux images obtenues avec une chambre noire en 1833. Il est l’inventeur du calotype, ou talbotype, qu'il brevète en 1841. Ce procédé photographique permet d’obtenir de multiples images positives sur papier à partir d'un seul négatif papier. Talbot mène ses recherches en parallèle avec celles de Daguerre. Après l’annonce de l’invention du daguerréotype en 1839, il tente de faire reconnaître l’antériorité de ses travaux. Il n’y parvient pas, mais son procédé du négatif-positif devient la base de la photographie argentique moderne.

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Son premier procédé s’appelle « dessin photogénique » (photogenic drawings) qu'il met au point en 1839[2]. Il consiste à placer un objet sur une feuille de papier sensibilisée, puis à exposer le tout à la lumière, avant de fixer l'image obtenue. La silhouette de l'objet — feuille d’arbre, plante, plume, dentelle.. — apparait en négatif. Le support photosensible est fabriqué en mouillant une feuille de papier dans une solution de sel de cuisine, puis de nitrate d'argent. Après l’exposition, l’image est fixée avec un sel de potassium.

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En janvier 1839, l'invention du daguerréotype par Louis Daguerre, à partir des travaux de Nicéphore Niépce, est publiquement révélée en France. François Arago en fait l’annonce à l’Académie des sciences le 7 janvier. Cette nouvelle surprend Talbot, qui cherche alors à faire reconnaître l’antériorité de ses recherches. Il écrit à Arago et envoie ses dessins photogéniques à la Royal Society de Londres. Le 31 janvier 1839, il fait une communication à la Royal Society sur le sujet (« Some account of the art of photogenic drawing, or the process by which natural objects may be made delineate themselves without the aid of the artists pencils »). Mais le daguerréotype est au point, bénéficie du soutien de l’État français, et est disponible gratuitement : ce procédé s’impose au niveau mondial pendant au moins une décennie.

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Talbot a l’idée de se servir du négatif sur papier comme d’un objet à copier. Le tirage contact à partir du négatif papier permet d’obtenir une image positive en autant d’exemplaires que souhaité. Son procédé surpasse en cela celui de Daguerre, car chaque daguerréotype est unique et ne peut être reproduit. En 1841, il brevète son invention sous le nom de calotype (appelé aussi talbotype).

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En 1844, il publie The Pencil of Nature, le premier livre illustré avec des photographies jamais édité. Cet ouvrage relate ses découvertes et comporte vingt-quatre calotypes hors texte.

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Talbot apporte une avancée fondamentale à la photographie : la possibilité de reproduire une image positive à partir d’un négatif. Cependant, le calotype ne rencontre pas le succès mérité, car, d'une part, il donne des images de moins bonne qualité que le daguerréotype et, d'autre part, il est breveté et soumis à des droits d'utilisation élevés, ce qui est source de procès et entrave sa diffusion.

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Un musée, le Fox Talbot Museum, situé à Lacock dans le Wiltshire, lui est dédié.

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