
1911 - 1980
Izis
[Wikipédia] [Wikipédia] Izis, de son vrai nom Israëlis Bidermanas, est un photographe et photojournaliste français d'origine lituanienne, né le 17 janvier 1911 à Mariampol (aujourd'hui Marijampolė), dans le gouvernement de Suwałki (partie de l'Empire russe, aujourd'hui en Lituanie), et mort le 16 mai 1980 à Paris.
Il fut, aux côtés d'Édouard Boubat, de Robert Doisneau, de Willy Ronis et de Sabine Weiss, l'un des principaux représentants du courant de la photographie humaniste française.
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Émigré à Paris en 1930, dans le but de fuir les persécutions antisémites et avec le désir de devenir peintre. Il travaille comme clandestin dans des laboratoires photographiques jusqu'à ce qu'il soit recruté par le studio Arnal spécialisé dans les portraits d'acteurs de théâtre.
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Lors de la Seconde Guerre mondiale, le studio est classé comme commerce juif et est confié à un autre gérant. Il se réfugie, avec sa femme et son fils, à Ambazac dans le Limousin en 1941 où il travaille pour des photographes locaux. Arrêté et torturé par les Nazis, puis libéré par la Résistance, il entre dans le maquis et photographie ses compagnons de lutte, parmi lesquels le colonel Georges Guingouin. Robert Giraud, poète résistant et journaliste, est avec René Rougerie l'un des premiers à parler d'Izis dans l'hebdomadaire Unir .
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En 1949, il entre à Paris-Match. Devenu reporter dès son premier numéro, il y publie de nombreuses reportages, de Grace Kelly aux mineurs de Montceau-les-Mines, de Roland Petit à la Casbah d'Alger, ainsi que Jean Cocteau, Colette, Gina Lollobrigida, Édith Piaf, Orson Welles ou Arman… Il y fera plusieurs reportages : en Israël, en Angleterre, au Portugal et en Algérie. À l'occasion d'un reportage, il rencontre Marc Chagall, avec qui se nouent des liens d'amitié.
Son premier livre, Paris des rêves, édité par la Guilde du Livre, sort en 1950.
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Il meurt dans le 13e arrondissement de Paris le 16 mai 1980[5]. Il est inhumé au cimetière parisien de Bagneux (division 55).
