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1942 -

Raymond Depardon

[Wikipédia] Raymond Depardon, né le 6 juillet 1942 à Villefranche-sur-Saône, est un photographe, réalisateur, journaliste et scénariste français. Réalisateur de film documentaire, il exerce aussi comme reporter et a créé l'agence photographique Gamma en 1966. Il est membre de Magnum Photos depuis 1979. 

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Raymond Depardon découvre la photographie à 12 ans grâce à un appareil 6x6 offert pour son frère, mais celui-ci s’en désintéresse et Raymond commence à utiliser cet appareil; il prend ses premiers clichés dans la ferme familiale du Garet. 

En en 1959, Louis Dalmas fonde l'agence Dalmas. Il devient alors pigiste de cette agence et finit, à force de persévérance, par être reconnu comme photographe : en août 1960, alors qu'il n'a que dix-huit ans, Dalmas lui propose de partir au Sahara avec un forfait de 800 francs pour suivre une expédition cherchant à étudier la résistance du corps humain à la chaleur. 

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Raymond Depardon couvre ensuite la guerre d'Algérie et la guerre du Viêt Nam, mais aussi des sujets d'actualité, et traque les célébrités comme un authentique « paparazzo ». En 1966, il fonde avec Gilles Caron l'agence Gamma.

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En 1978, Raymond Depardon rejoint l'agence Magnum et quitte l'agence Gamma en 1979. Il se rend en 1979 en Afghanistan où il suit pendant cinq semaines une colonne de maquisards. (...)

Il reçoit le Grand Prix national de la photographie en 1991.

Début 2006, Depardon expose à la Maison européenne de la photographie à Paris ses portraits de personnalités politiques. La même année, il est le commissaire invité des Rencontres internationales de la photographie d'Arles (37es du nom) du 4 juillet au 17 septembre 2006. 

En 2010, il fonde avec Diane Dufour un lieu indépendant consacré à l'image document dans le 18e arrondissement de Paris, Le Bal.

En 2011, il présente La France de Raymond Depardon à la BNF, une exposition de photos regroupant des clichés, réalisés dans toute la France durant cinq ans, sur ce qui semble des non-sujets, à la fois insolites et banals. En 2012, son film Journal de France, réalisé avec Claudine Nougaret, est présenté hors compétition au festival de Cannes, et nommé pour le César du meilleur documentaire. 

En septembre 2024, il reçoit le prix de la Bibliothèque nationale de France, créé en 2009, qui récompense l'œuvre entière d'un auteur vivant de langue française quelle que soit sa discipline. Lors de la remise du prix; à l'occasion du dîner de gala de la BNF, dans la salle Ovale du site Richelieu, le président de la BNF, Gilles Pécout, qui présidait le jury a déclaré : « Avec Raymond Depardon, le prix de la BNF distingue un artiste aux talents multiples, observateur de la société contemporaine, rappelant ainsi l'importance de la photographie dans nos collections patrimoniales et nos manifestations culturelles ». 

Un des traits les plus caractéristiques de l'œuvre photographique de Raymond Depardon est la revendication de la subjectivité du photographe et de sa volonté de photographier des «non-sujets», des « temps morts », ce en quoi il se détache de l'école du reportage humaniste à l'européenne de Cartier-Bresson et se rapproche de l'école américaine et des photographes tels que Walker Evans et Paul Strand. Un exemple assez caractéristique est cet ensemble de photographies prises à travers la France, intitulée La France de Depardon, et donnant lieu à une exposition (à la BNF) et à un ouvrage. Le titre choisi rappelle aussi la subjectivité des clichés, qu'il revendique. 

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Au cours de l'été 1981, pendant un mois, depuis New York, il envoie chaque jour au quotidien Libération une photo prise à New York, sans lien avec une actualité, accompagnée d'un texte très bref, toujours à la première personne. Le seul impératif est temporel : il est lié à l'heure de bouclage du journal. Raymond Depardon erre dans la ville et se laisse aller aux sollicitations visuelles de l'univers qui l'entoure : fil des rues, rencontres de hasard, personnages côtoyés dans l'exercice de son métier… « temps morts » toujours. Les photos et les notes de ce mois de juillet 1981 sont publiées à la fin de l'année sous le titre de Correspondance new-yorkaise avec un texte d'Alain Bergala précisément intitulé Les absences du photographe. Certaines des images contenues dans ce recueil sont parmi les plus connues de Raymond Depardon. 

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Selon lui, l'âge d'or de la photographie politique se situe entre mai 68 et 1982. C'est l'ère de « la photo de contact ». Il voit dans la période actuelle un retour à la tendance « détestable » des débuts de la Ve République avec le contrôle absolu des responsables de la communication. De même, sa photo de Nixon en 1968 ou son documentaire sur la campagne électorale de 1974 de Valery Giscard d'Estaing, avec la liberté dont il jouissait, ne lui semblent plus réalisables désormais.

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