top of page

1907 - 1997

Dora Maar

[Wikipédia] Dora Maar est une photographe et artiste peintre française associée au surréalisme[3],[4]. 

Elle fut l'une des amantes et muses du peintre Pablo Picasso, rôle qui a longtemps occulté l'ensemble de son œuvre. 

(...)

En 1926, la famille revient à Paris. Dora Maar, pseudonyme qu'elle choisit au début des années 1930, suit les cours de l'Union centrale des arts décoratifs et de l'École de photographie. Elle s'inscrit également à l'académie Julian et à l'École des Beaux-arts, qui ont l'avantage d'offrir le même enseignement aux femmes qu'aux hommes. Elle fréquente l'atelier d'André Lhote, où elle rencontre Henri Cartier-Bresson. 

L'atelier cesse ses activités, et elle part, seule, à Barcelone puis à Londres, où elle photographie les effets de la dépression économique consécutive à la crise boursière de 1929 aux États-Unis. 

(...)

Début 1930, elle installe un atelier de photographie rue Campagne-Première à Paris avec Pierre Kéfer, photographe et décorateur pour le film de Jean Epstein, La Chute de la maison Usher (1928). Elle fait la connaissance du photographe Brassaï, avec qui elle partage la chambre noire de l'atelier. Maar rencontre Louis-Victor Emmanuel Sougez, photographe travaillant pour la publicité, l'archéologie et directeur artistique du journal L'Illustration, qu'elle considère comme un mentor.

(...)

Sa première exposition personnelle est organisée à la galerie Vanderberg, à Paris.

Fin 1935, Dora Maar est engagée comme photographe de plateau sur le film de Jean Renoir, Le Crime de monsieur Lange. À cette occasion, Paul Éluard lui présente Pablo Picasso en janvier 1936 au café des Deux Magots. Leur liaison va durer près de huit années jusqu'en 1943 (année qui voit Françoise Gilot apparaître dans la vie du peintre), sans que Picasso ne rompe pour autant sa relation avec Marie-Thérèse Walter, mère de sa fille Maya. « La rupture se solde pour elle par une dépression nerveuse et l'exaspération de ses tendances mystiques. » 

(...)

Dora Maar photographie les étapes de la création de Guernica, tableau que Picasso peint dans son atelier de la rue des Grands-Augustins de mai à juin 1937; Picasso a utilisé ces photographies dans son processus de création. Parallèlement, elle est le principal modèle de Picasso qui la représente le plus souvent en larmes ; elle-même réalise plusieurs autoportraits intitulés La Femme qui pleure. 

(...)

Ce sont cependant les travaux de la période surréaliste qui demeurent les plus recherchés par les amateurs : Portrait d'Ubu (1936), 29 rue d'Astorg, Sa sœur noire, collages ou photomontages. Portrait d'Ubu deviendra même un symbole de ce mouvement, par son titre, référence au Père Ubu, personnage inventé par Alfred Jarry, qui symbolise les bas instincts de l'homme, et par la composition énigmatique de cette image absurde qui serait un fœtus de tatou. 

Dora Maar est victime de violences conjugales comme nombre des maîtresses de Picasso. Plusieurs historiens et spécialiste de l'art considèrent aujourd'hui que c'est Picasso qui a détruit sa carrière et sa santé mentale.

Mort

Morte dans l'anonymat le 16 juillet 1997 à l'Hôtel-Dieu de Paris, Dora Maar est inhumée au cimetière communal de Clamart, dit cimetière du Bois-Tardieu. 

(...)

En 2019, au Centre Pompidou de Paris, une exposition temporaire (5 juin - 29 juillet) rend hommage à Dora Maar en présentant ses travaux photographiques et l'influence que l'artiste a eu au cours du temps. C'est la plus grande rétrospective sur l'artiste en France à cette occasion.


ouverte à tous, la bibliothèque des hautes lumières est animée par l'association Emulsion et le Minimistan
bottom of page