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1890

How the Other Half Lives

[Wikipédia] How the Other Half Lives (en français « Comment vit l'autre moitié ») est un livre de photojournalisme du photographe américain Jacob Riis publié en 1890 aux États-Unis. Il documente les conditions de vie misérables des quartiers pauvres et bidonvilles de New York dans les années 1880. Ce livre sert de base pour ce qui deviendra le journalisme muckraking, en révélant les bas quartiers de la ville de New York aux moyennes et hautes classes locales, et marquera la ville au point que des réformes seront lancées pour améliorer ces conditions. 

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Après une brillante carrière comme reporter au contact de la police locale, il publia un ouvrage de photojournalisme exposant crûment ces conditions, en l'agrémentant de descriptions graphiques, de dessins, de photographies et de statistiques. Riis critiquait l'apathie de la classe fortunée vis-à-vis des problèmes sociaux endémiques dans les bidonvilles de New York, et pensait qu'en leur faisant prendre conscience de cette réalité, ils seraient plus motivés à aider à les éradiquer. 

En 1889, Riis écrivit un article dans un magazine révélant certaines de ces dures conditions, qui fut publié avec plusieurs gravures réalisées d'après ses photographies dans Scribner's Magazine. Les images et les articles étant perturbants, les riches propriétaires des journaux de la ville refusèrent de les publier. Pourtant, l'article fit rapidement parler de lui et Riis passa pratiquement toute l'année à étendre ses articles pour en faire un livre et ainsi obtenir How the Other Half Lives: Studies among the Tenements of New York (« Comment vit l'autre moitié : études au milieu des immeubles de New York »), publié par Scribner's Books en 1890 (puis réédité. Le livre eut du succès et peu après sa publication, The New York Times en loua le contenu, le qualifiant de « livre puissant ». 

Le titre de l'ouvrage est une référence à une phrase de l'écrivain français François Rabelais qui écrivit dans La Vie de Gargantua et de Pantagruel : « La moytié du monde ne sait comment l'autre vit ». 

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Il affirme qu'il y a une corrélation entre le haut taux de criminalité, l'alcoolisme, l'attitude téméraire des pauvres et leur manque de foyer qui leur soit propre. 

Il termine le livre avec des propositions pour en finir avec le problème. Il déclare que son projet est réalisable et que les classes hautes vont non seulement en profiter financièrement, mais ont également le devoir moral de se rapprocher de ces populations. 

Grâce à l'invention alors récente du flash photographique, Riis fut capable de photographier les zones sombres de ces quartiers et de révéler les conditions misérables de travail et de vie. La lumière crue de la poudre flash de magnésium provoque souvent un regard choqué chez le sujet photographié ; cela fut vu comme l'indication d'une photographie authentique et objective. 

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La prise de conscience de ces problèmes eut pour effet de pousser à démolir les immeubles les plus insalubres de New York, de faire cesser les ateliers de misère et de réformer les écoles de la ville. Le livre mena à une décennie d'améliorations des conditions de vie du Lower East Side. 

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L'ouvrage s'adressait en particulier aux classes aisées de la ville, sur qui il faisait reposer l'espoir du changement ; certains de ceux qui s'étaient montrés d'abord réticents finirent par participer aux initiatives du photographe — John Davison Rockefeller et Andrew Carnegie ont par exemple investi de grandes sommes d'argent dans la création d'un hôtel pour les enfants atteints de la tuberculose. 

Theodore Roosevelt, alors directeur du département de la police de New York, appliqua lui aussi plusieurs réformes] et baptisa Jacob Riis « citoyen américain idéal » pour sa manière de transformer en faits les idées qu'il avait. 

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ouverte à tous, la bibliothèque des hautes lumières est animée par l'association Emulsion et le Minimistan
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