
1924 - 2021
Sabine Weiss
[Wikipédia] Sabine Weiss, née Sabine Weber le 23 juillet 1924 à Saint-Gingolph et morte le 28 décembre 2021 à Paris, est une photographe d’origine suisse naturalisée française en 1995.
Elle est l’une des principales représentantes du courant de la photographie humaniste française, aux côtés de Robert Doisneau, Willy Ronis, Édouard Boubat et Izis.
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Elle s'installe à Paris en 1946 et devient l’assistante de Willy Maywald : « Quand je suis venue à Paris, j'ai pu travailler chez Willy Maywald à qui un ami m'avait recommandée. J'y ai travaillé dans des conditions inimaginables aujourd'hui, mais avec lui j'ai compris l'importance de la lumière naturelle. La lumière naturelle comme source d'émotion »
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Ses photographies témoignent de l’optimisme des années d’après-guerre : « C'était une belle période. Nous étions entre la fin de l'occupation allemande et le début de l'américanisation. Les gens sortaient d'une terrible épreuve et pensaient pouvoir tout rebâtir » déclare-t-elle.
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À partir de 1950, elle est représentée par l’Agence Rapho, première agence de presse française diffusant entre autres le travail de Willy Ronis et de Robert Doisneau, qui lui propose d’entrer dans l’agence après une rencontre dans le bureau du directeur de Vogue. Elle se lie d’amitié avec des personnalités du milieu artistique comme Jean Cocteau, Maurice Utrillo, Georges Rouault et Jacques Henri Lartigue.
Le fait qu’elle soit l’une des rares femmes de l’univers de la photographie à l’époque n’est pas un problème. Pour le photojournaliste Hans Silvester, qui a travaillé avec elle sur les peuples de l’Omo (Éthiopie), : « Bien qu'elle soit dans un milieu très masculin, elle a vraiment réussi à se faire accepter immédiatement, à s'imposer comme ce qu'elle est depuis : une très grande photographe que j'estime et admire ».
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En 1983, elle obtient une bourse du ministère des Affaires culturelles françaises et réalise une Étude sur les Coptes d’Égypte. Le même ministère lui délivre en 1992 une autre bourse lui permettant de réaliser une Étude sur la Réunion.
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En 2017, Sabine Weiss fait don de l’ensemble de ses archives, riches de deux cent mille négatifs, sept mille planches contact, environ deux mille sept cents tirages vintage et deux mille tardifs, trois mille cinq cents tirages de travail et deux mille diapositives au musée de l'Élysée, à Lausanne.
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Une rétrospective de l'œuvre de Sabine Weiss est présentée aux Rencontres de la photographie d'Arles en 2021.
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