

- [Edward Steichen - autoportrait 2017]
1904
Edward Steichen
[Wikipédia] Edward Steichen, né Édouard Jean Steichen, est un photographe, peintre et botaniste américain d'origine luxembourgeoise, né le 27 mars 1879 à Mondercange au grand-duché du Luxembourg et mort le 25 mars 1973 à West Redding dans l'État du Connecticut.
Directeur de rédaction de divers magazines de mode, galeriste et conservateur du MoMA de New York (1947-1962), il a été un trait d'union culturel entre les États-Unis et l'Europe.
Édouard Steichen est l'un des membres du mouvement artistique dit de la Photo-Secession animé et fondé par Alfred Stieglitz et Fred Holland Day.
(...)
En 1880, alors que le jeune Édouard Jean Steichen est âgé d'un an, ses parents et lui rejoignent le port du Havre pour s'embarquer vers le port de New-York ; une fois arrivés, ils prennent la route pour Chicago et s'installent dans une pension de famille avant de partir pour Hancock, un village du Comté de Keweenaw dans le Michigan, où Jean-Pierre Steichen travaille dans les mines de cuivre[3].
(...)
Dès 1895, suite à l'achat d'un appareil photo d'occasion de type Kodak box, il commence à photographier son entourage et la campagne environnante, comme bien des photographes de son temps il essaie de copier les peintres se distinguant déjà par ses compositions d'ambiance, son utilisation poétique de la lumière, son goût pour le clair-obscur romantique[10],[5].
(...)
Edward Steichen se fait connaître comme peintre au tournant du XXe siècle. En 1900, avant de s'installer à Paris, il passe par New York où il rencontre Alfred Stieglitz. Lorsqu'il arrive à Paris il arrête ses études de dessin et commence une série de portraits des « Grands Hommes ». Parmi ceux-ci il y a Anatole France, Richard Strauss, George Bernard Shaw ou encore Henri Matisse. Il rencontre à ce moment Auguste Rodin qu'il a découvert à la bibliothèque de Milwaukee. Le sculpteur lui ouvre les portes de son atelier de Meudon ; il réalisera plusieurs séries de photographies de lui ainsi que de ses sculptures.
(...)
Edward Steichen adhère aussi au mouvement pictorialiste, en devient l'un des maîtres ; il photographie les élégantes du bois de Boulogne.
En 1902, il rejoint Alfred Stieglitz aux États-Unis. Il participe, avec lui, à la création du mouvement dit de la Photo-Secession. Selon Stieglitz c'est un mouvement qui veut « faire sécession avec l'idée convenue de ce que constitue une photographie. » Ensemble, ils fondent en 1903 la revue Camera Work dans laquelle les photos sont mises en valeur. Ils font découvrir aux Américains les artistes d'avant-garde de la photographie française. La même année, il crée sa propre galerie d'art à New York, The Photo-Secession Galleries, ou Galerie 291[1].
En 1910, Edward Steichen expose 31 de ses clichés lors d'une exposition organisée par Alfred Stieglitz à la Galerie d'art Albright-Knox de Buffalo dans l'État de New York.
En 1911, de retour à Paris, il réalise plusieurs photographies au sein des revues Gazette du bon ton et Jardin des modes et une série de clichés des robes confectionnées par le couturier Paul Poiret, série publiée pour illustrer un article titré "L'art de la robe" écrit par Paul Cornu dans les colonnes du numéro d'avril 1911 du magazine mensuel Art et Décoration de Lucien Vogel créant par conséquent le genre de la Photographie de mode.
(...)
La Galerie 291
En 1913, Alfred Stieglitz organise dans sa galerie d'art la Galerie 291 une série d'expositions montrant les oeuvres de Edward Steichen, les caricatures d'Alfred Frueh, de Marius de Zayas, les dessins et aquarelles d'Abraham Walkowitz ainsi que de John Marin et des études de Francis Picabia. Plaçant Edward Steichen parmi les avant-gardistes de l'époque Pablo Picasso, George Braque, Marcel Duchamp. Edward Steichen comme Marius de Zayas sont convaincus que les artistes ne peuvent vivre reclus, loin du monde. À ce sujet Edward Steichen et Carl Sandburg sur le rôle et la place de l'art dans la vie tant nationale qu'internationale.
(...)
Pendant la Première Guerre mondiale, il commande la division photographique des forces expéditionnaires américaines.
Au niveau artistique, à partir de 1915, il réalise des compositions radicalement différentes et prône une photographie « pure », la « straight photography ».
(...)
Après la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle, il revient à la « straight photography », il évolue ensuite progressivement vers la photographie de mode. Au début des années 1920, l'éditeur américain Condé Nast (en) le choisit pour devenir le photographe en chef des publications du groupe, imposant ses exigences en matière de photographie : « La distinction, l'élégance et le chic ». Il travaille particulièrement pour Vanity Fair et pour Vogue, magazines pour lesquels il réalise notamment de nombreux portraits de célébrités, démontrant une grande capacité à mettre en valeur ses sujets. Il travaillera également étroitement avec Carmel Snow de Harper's Bazaar.
(...)
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est directeur de l'Institut photographique naval (Naval Aviation Photographic Unit (en)). Son film documentaire, Le Combattant, remporte en 1945 l'Oscar du meilleur documentaire.
(...)
À partir de 1947 et jusqu'en 1962, Steichen est le directeur du département de la photographie du MoMA, le musée d'art moderne de New York.
(...)