
> Dernière mise à jour :
8 juin 2026 à 14:27:57
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Sachiko Saito
[Sachiko Saito] Une communauté de plus de 2 000 Kurdes s’est formée en banlieue de Tokyo, au Japon. Ils ont demandé le statut de réfugié au Japon après avoir fui les politiques d’assimilation brutales de la Turquie, mais le taux de reconnaissance des réfugiés au Japon est extrêmement bas, et reconnaître un « réfugié » en raison de persécutions politiques en Turquie est considéré comme préjudiciable aux relations entre les deux pays. À ce jour, un seul Kurde turc exceptionnel a obtenu le statut de réfugié. Ils vivent principalement comme des résidents sans papiers, y compris leurs enfants nés au Japon.
En 2024, le Japon a pleinement appliqué une loi révisée sur le contrôle de l’immigration et la reconnaissance des réfugiés, imposant des conditions encore plus strictes aux demandeurs d’asile. Le regard de la société envers ceux qui cherchent protection est devenu plus froid.
De plus, ces dernières années, les sentiments anti-étrangers ont considérablement augmenté au Japon. Les Kurdes vivant au Japon sont ignorés en tant qu’individus vivant dans ce pays et sont souvent regroupés sous l’appellation d’« étrangers en situation irrégulière », subissant discrimination et préjugés.
Le titre de ce projet, Pas maintenant, mais un jour, vient d’une expression turque — Bugün değil ama elbet bir gün — écrite dans un carnet par un jeune homme que j’ai photographié avec un appareil instantané. « Pas maintenant, mais un jour. Alors continue. » Avec ces mots en tête, il continue de vivre chaque jour.
Suspendus entre désespoir et espoir, sans autre choix que de continuer, beaucoup vivent dans cette société avec des émotions trop complexes pour être exprimées. Parfois, ils ne peuvent plus avancer ; parfois, ils vivent au jour le jour. En témoignant de cette vulnérabilité, de cette fragilité et de cette humanité, j’ai ressenti un profond désir de représenter leurs réalités multidimensionnelles à travers la photographie — avec soin et attention.
En rencontrant des Kurdes vivant au Japon, en écoutant leurs voix et en passant du temps avec eux dans leur vie quotidienne, j’ai commencé à voir non seulement la réalité du système d’immigration japonais, mais aussi les souvenirs et les émotions personnels qui se cachent derrière.
À travers ce projet, j’espère mettre en lumière ces deux aspects. J’espère aussi que ce travail pourra servir de point de départ — pour nous tous qui vivons ensemble dans cette société — pour reconnaître la présence de chacun et engager un dialogue.
Le site de l'auteur >
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Numéro / Exemplaires :
52 / 93 ex
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Edition, année et n° :
2015/1
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Disponibilité éditeur :
Epuisé
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Consultation :
Libre accès
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Rangement BHL :
Micro-édition
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Rangement réserve :
MIC#1
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Tags :
Sachiko Saito







