
1897 - 1966
Albert Renger-Patzsch
[Wikipédia] Albert Renger-Patzsch est un photographe allemand important du mouvement de la Nouvelle objectivité. Son père, s'intéressant lui-même à la photographie, suscite chez lui l'intérêt pour cette discipline. À 14 ans, il maîtrise déjà les techniques de la prise de vue et du développement.
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Quand il publie son 1er livre de photographies (Das Chorgestühl von Kappenberg), en 1925, il arrête la photographie de presse et ouvre son studio à Bad Harzburg comme photographe indépendant. En 1929, Renger-Patzsch va à Essen où le musée Folkwang met à sa disposition un studio. À cette époque, la photographie industrielle est alors sa priorité ainsi que la publicité. Il refuse un poste de professeur de photographie à la Folkwangschule en 1933. Alors qu'une grande partie de ses archives a été détruite, en 1944, par un bombardement, Renger-Patzsch s'est retiré, après la fin de la guerre, près de Wamel de Möhnesee et s'est consacré à la photographie de la nature et de l'environnement.
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En tant qu'adversaire du pictorialisme il a développé dans les années 1920 un style de prise de vue sans artifice. Son livre Die Welt ist schön [Le monde est beau] publié en 1928 à Munich avec un texte de Carl Georg Heise est devenu une des bases de la photographie moderne : l'ouvrage contient cent photographies sur différents thèmes (plantes, hommes, paysages, architecture, machines et produits industriels), généralement sortis du contexte et montrés dans les détails. La vue du spectateur est ainsi guidée vers la surface, la structure et la forme de l'objet photographié. Les photographies fascinent par leur simplicité et leur clarté digne d'illustrations scientifiques. Dans les années 1930, Renger-Patzsch s'oriente vers la publicité et la photo industrielle. Il a, entre autres, travaillé pour Pelikan et Jenaer Glaswerke. Une de ses photos publicitaires les plus célèbres montre une série de fers à repasser identiques posés sur leur talon, un symbole de la production industrielle de masse. Dans les décennies suivantes, beaucoup de photographes publicitaires ont développé leur travail sur le principe que la beauté des formes sobres s'épanouit seulement dans la répétition.
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