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1858

Photographie aérienne

[Wikipédia] La première photographie aérienne date de 1858, elle est l'œuvre du photographe et aérostier Félix Nadar qui a pris un cliché du Petit-Bicêtre (actuel Petit-Clamart), au sud de Paris, à proximité de Bièvres depuis un ballon captif.

En 1888, c'est la première photographie aérienne par cerf-volant (ou photo cervolisme) par Arthur Batut. Émile Wenz perfectionne le système qui reste trop tributaire des mouvements du cerf-volant. De nombreux systèmes apparaissent : déclenchement par fil, chariot pour monter la nacelle photo, etc. 

En 1893, l'aéronaute et photographe Eduard Spelterini est le premier à réaliser des photographies aériennes de la Suisse à bord de son aérostat. Son équipement photographique pèse alors près de 60 kg. Il multiplie ensuite les voyages et le public découvre pour la première fois la Terre vue du ciel : il photographie ainsi les pyramides de Gizeh, les paysages d'Afrique du Sud ou encore les villes d'Europe. En 1898, il est le premier à survoler les Alpes à bord de son ballon et rapporte de ce voyage de nombreux clichés. 

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La photographie aérienne prend réellement son essor lors de la Première Guerre mondiale avec le développement combiné des ballons d'observation et de l'aéroplane, dopé par des besoins en renseignements militaires.

C'est pendant cette période que Julius Neubronner développe la technique des pigeons photographes ; cependant, après la guerre, l'intérêt n'y est plus, et malgré de nouveaux essais dans les années 1930, la méthode n'est plus utilisée qu'à petite échelle. 

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En 1946 a lieu le premier cliché spatial avec une fusée V2 qui monte à une altitude de 130 kilomètres ; ce sont les débuts de la photographie spatiale qui ne sera effective qu'avec les premiers satellites dédiés. 

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Il y eut même un intérêt particulier à la photographie aérienne impulsé par le géographe John Brinckerhoff Jackson autour de sa revue Landscape. Il s'est montré l'héritier de la géographie humaine française qui constitua le premier atlas aérien de son territoire. 

Un travail documentaire pour le géographe, et de style documentaire pour ses acceptions esthétiques est très repérable chez Alex S. Maclean. Il travaille à des fins commerciales et juridiques sans renier l'aspect artistique d'une vue aérienne. 

Toujours aux États-Unis, grâce aux qualités heuristiques du médium photographique, l'artiste Ed Rusha va se réapproprier des photographies aériennes de parkings de Art Alanis pour créer un livre d'art contemporain (1967). 

On peut aussi rencontrer une approche artistique de la photographie aérienne avec par exemple l'ouvrage La Terre vue du ciel de Yann Arthus-Bertrand. 

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C'est en 1925, en Syrie, qu'un observateur aéronautique, Antoine Poidebard a remarqué qu'au soleil couchant, avec la lumière rasante, des reliefs infimes du sol apparaissaient. L'archéologie aérienne était née. 

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